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Les syndicats prônent l’égalité des genres et le travail décent aux Nations nies

Publié 21 février 2011 Mis à jour 6 avril 2011

L’Internationale de l’Education, en partenariat avec d’autres fédérations syndicales internationales, apporte l’expertise des enseignants à la 55e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (UNCSW) à New York, aux Etats-Unis.

Cette année, la session de l’UNCSW a pour thème principal «Accès et participation des femmes et des filles à l’éducation, à la formation, à la science et à la technologie, y compris en vue de la promotion de l’égalité d’accès des femmes au plein-emploi et à un travail décent».

Une délégation syndicale commune comptant près de 90 délégués du monde entier participe à cet événement annuel. Les syndicalistes comptent dans leurs rangs 27 participants de quinze syndicats d’enseignants qui représentent l’IE.

Une déclaration commune, intitulée «De la salle de classe au travail – Positionner les femmes pour un travail décent dans l’économie de la connaissance», a été présentée aux Nations Unies en novembre 2010 par l’IE, la Confédération syndicale internationale (CSI) et l’Internationale des services publics (ISP).

La Secrétaire générale adjointe de l’IE, Jan Eastman, a déclaré: «Refuser aux femmes la possibilité de participer pleinement à la science et à la technologie a pour effet la perte d’un ensemble de ressources précieuses, indispensables pour contribuer à l’émergence d’une économie de la connaissance tenant compte de la dimension de genre et axée sur les personnes. C’est également nier les droits fondamentaux des femmes.»

«Les exclusions et les discriminations commencent tôt, se perpétuent et s’exacerbent avec le temps, de l’école à la vie active.»

«Les politiques prônant une éducation de qualité doivent être formulées de manière à favoriser la prise en compte du genre selon trois axes: améliorer les méthodes éducatives et les programmes scolaires, améliorer l’environnement matériel et physique et améliorer le cadre enseignant en termes quantitatifs et qualitatifs.»

Mme Eastman fait partie d’un panel qui discutera d’une «Education de qualité pour les filles conduit à des emplois décents pour les femmes», qui aura lieu aux Nations Unies le 23 février. Le débat est organisé par l’Organisation internationale du Travail (OIT) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Les enseignants seront bien représentés lors de l’UNCSW puisque deux représentants d’organisations membres de l’IE s’exprimeront dans d’autres débats.

Ilze Trapenciere, conseillère auprès du syndicat d’enseignant letton LIZDA, prendra la parole dans le cadre d’un important panel des Nations Unies sur le thème «Initiatives politiques majeures et renforcement des capacités en matière d’intégration de la dimension de genre: priorité à l’éducation et à la formation», le 23 février. Pendant ce temps, Diane Schneider, membre du cadre LGBT du syndicat d’enseignants américain, la NEA, s’exprimera sur le thème «Sexualité, homophobie et transphobie: la nécessité d’améliorer l’accès à l’éducation et au travail», qui se tiendra également le 23 février.

Pour la première fois cette année, le genre, l’éducation et le travail décent font partie des thèmes prioritaires de l’ordre du jour de l’UNCSW. Les fédérations syndicales internationales ont travaillé pendant plus de vingt ans pour créer cette dynamique.

La réunion des forces syndicales dans des actions de plaidoyer, la création de réseaux et un travail solidaire ont été présentés comme quelques clés du succès lors de l’atelier «Plaidoyer: L’agence ONU Femmes peut-elle combler les inégalités de genre?», organisé lors de la première Conférence mondiale des femmes de l’IE – Objectif égalité, qui s’est déroulée à Bangkok en janvier 2011. Les participants ont discuté du rôle de la nouvelle agence ONU Femmes et ont élaboré des stratégies afin de faire entendre la voix des enseignants sur la scène internationale.

Et Mme Eastman d’ajouter: «Promouvoir l’égalité et encourager la diversité est une activité fondamentale de l’éducation, en remettant en cause les stéréotypes sexistes, en ouvrant les portes de l’accès à l’éducation et en construisant des environnements d’apprentissage positifs et ouverts aux femmes. Cet événement nous a permis de concentrer nos efforts et de travailler ensemble d’une seule voix.»

Vous pouvez suivre le blog des syndicats sur l’UNCSW pour les dernières mises à jour et les nouvelles les plus récentes à l’adresse: http://unioncsw.world-psi.org.