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L’éducation des femmes et des filles sauve des vies

Publié 7 avril 2011 Mis à jour 12 avril 2011

Le 7 avril, à l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, l’Internationale de l’Education réaffirme son engagement en faveur de l’éducation des femmes et des filles dans le monde.

Si chaque femme d’Afrique subsaharienne avait fréquenté l’enseignement secondaire, 1,8 millions de vies auraient pu être sauvées entre 2003 et 2008 – les vies d’enfants de moins de cinq ans décédés à la suite de malnutrition et maladie. Ces chiffres ont été publiés par l’UNESCO dans son Rapport mondial de suivi de 2011. Le rapport avance que l’éducation améliore la santé des enfants et des mères car elle fournit aux femmes des informations sur la nutrition, les maladies et infections, leur permet de faire leurs propres choix et de prendre  leur vie en main. L’éducation des mères constitue l’un des facteurs qui influencent le plus les chances de survie des enfants.

Pourtant, être une femme est toujours une des principales raisons pour ne pas bénéficier d’une éducation, avec le fait d’être pauvre et de vivre dans une zone de conflit. Dans 26 pays, seules 90 filles pour 100 garçons vont à l’école primaire et les chiffres sont plus bas pour l’enseignement secondaire, voire pires pour l’enseignement supérieur. Deux tiers des 796 millions d’adultes analphabètes dans le monde sont des femmes.

La Secrétaire générale adjointe de l’IE, Jan Eastman a déclaré: « L’éducation des femmes et des filles n’est pas uniquement un droit humain, c’est également un catalyseur permettant de lutter contre tant d’autres problèmes paralysant le développement humain. Elle fournit aux femmes les outils pour prendre le contrôle et s’élever contre la discrimination et la violence. Elle ralentit la transmission du VIH/SIDA, diminue la taille des familles et améliore la santé familiale. L’éducation des femmes et des filles sauve et améliore des vies. »

Eastman a également noté: « De petites mesures, telles que la suppression des frais d’inscription, la fourniture de repas scolaires ou d’incitants financiers pour les familles à envoyer leurs filles à l’école peuvent faire une différence énorme. Les filles ont besoin de dortoirs surs et d’infrastructures hygiéniques séparées, particulièrement pendant l’adolescence. » L’IE et ses organisations membres organisent des projets et des campagnes pour concrétiser le droit de chaque fille à l’éducation. Par exemple, l’organisation membre de l’IE en Argentine, la CTERA, mène des programmes spéciaux afin de soutenir les femmes enceintes et celles qui ont des enfants à poursuivre leur éducation.

Le Coordinateur des programmes de solidarité et de développement de l’IE, Nicolas Richards, a déclaré: « Les objectifs du programme Education pour Tous et les Objectifs du Millénaire pour le développement peuvent toujours être atteints en y mettant un engagement total. Mais malheureusement, comme le montrent les données récemment publiées par l’Union Européenne (UE) et l’Organisation de coopération et de développement économiques, les pays de l’UE n’atteignent pas leur propre objectif de contribuer à hauteur de 0,56 pour cent de leur revenu national brut à l’aide au développement. Plutôt que de fêter des succès, nous remarquons une instabilité croissante, des conflits militaires et de lents progrès dans des domaines importants, comme la santé et les objectifs d’éducation. »