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L’IE appelle à une approche de la migration fondée sur les droits

Publié 22 novembre 2012 Mis à jour 23 novembre 2012

L’IE s’est jointe à d’autres syndicats mondiaux pour appeler à une approche de la gouvernance et de la gestion des migrations fondée sur les droits. Cet appel a été lancé lors du Forum mondial sur la migration et le développement (FMMD), tenu à Port-Louis, Maurice, du 19 au 22 novembre 2012.

Mettant en lumière les violations généralisées des droits des travailleurs/euses migrant(e)s, dans sa déclaration pour le FMMD, le groupement Global Unions a contesté l’approche actuelle de déréglementation de la migration de la main-d’œuvre, qui privilégie les impératifs économiques et les intérêts particuliers par rapport aux droits des travailleurs/euses. En outre, le groupement Global Unions a lancé un appel en faveur de la création d’emplois décents et de services publics de qualité en vue de promouvoir l’égalité et la prospérité pour tous.

Le groupement Global Unions a mis en évidence le besoin d’inscrire les débats, les politiques et les programmes en matière de migration dans le cadre réglementaire des Nations Unies (NU). Il a insisté pour que le Dialogue de haut niveau des Nations Unies sur les migrations internationales et le développement, qui se tiendra à New York l’année prochaine, confie à l’Organisation internationale du Travail un rôle clé dans la réglementation de la migration et garantisse une réelle participation de la société civile.

Dans son exposé lors d’une des séances en sous-groupes du FMMD, Dennis Sinyolo, Coordinateur senior de l’IE, a enjoint les gouvernements, les organismes des Nations unies et d’autres parties prenantes d’éliminer les obstacles à la mobilité et de relever les défis auxquels sont confronté(e)s les travailleurs/euses migrant(e)s à l’échelle mondiale. Dennis Sinyolo a indiqué que le manque d’informations et de données sur la migration, les restrictions en matière de visa et les procédures d’enregistrement bureaucratiques, la non-reconnaissance des qualifications et la déqualification, ainsi que les abus généralisés constituent des défis communs auxquels sont confronté(e)s les travailleurs/euses migrant(e)s tant dans l’éducation que dans d’autres secteurs.

« Les abus et les violations des droits des travailleurs et des travailleuses migrant(e)s, la discrimination et la xénophobie largement répandues font partie des défis les plus importants que nous devons relever aujourd’hui », a déclaré Dennis Sinyolo.

Afin de faire face à ces défis et d’inverser les tendances négatives, Dennis Sinyolo a indiqué que les gouvernements et les organismes internationaux doivent fournir des informations et des données suffisantes sur la migration, mettre en place des mécanismes visant à faciliter la reconnaissance mutuelle des qualifications, investir dans l’éducation et la formation et promouvoir un recrutement éthique et un travail décent pour tous.

« Afin de protéger et de promouvoir les droits des travailleurs et des travailleuses migrant(e)s, les gouvernements doivent ratifier les Conventions de l’ONU et de l’OIT sur les migrants et assurer leur pleine mise en œuvre », a indiqué Dennis Sinyolo. « Il est nécessaire de réglementer les activités des agences de recrutement afin de combattre l’exploitation et les abus dont sont victimes les travailleurs et travailleuses migrant(e)s », a-t-il souligné.

Le FMMD a été précédé d’une réunion du Groupe de travail de l’IE sur la migration et la mobilité des enseignant(e)s, tenue au même endroit le 18 novembre. Le Groupe de travail a débattu des stratégies de mise en œuvre des Résolutions du Congrès de l’IE sur la migration, de la recherche et de la finalisation d’un portail web à l’intention des enseignant(e)s migrant(e)s aux quatre coins du monde.

Le prochain FMMD sera accueilli par la Suède en 2014, à la suite du Dialogue de haut niveau des Nations unies sur les migrations internationales et le développement en 2013.