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L’Union européenne répond à la Suisse : gel des subventions de recherche et suspension du programme Erasmus+

Publié 25 février 2014 Mis à jour 25 février 2014

L’Union européenne a suspendu les négociations avec la Suisse sur sa participation aux programmes d’échange d’étudiants tels qu’Erasmus+ ainsi qu’au programme de recherche « Horizon 2020 », en raison de l’introduction imminente de quotas pour les travailleurs communautaires, approuvée la semaine dernière à la suite d’un référendum.

Bien que la Suisse ne soit pas un pays membre de l’UE, elle fait  partie de l’Espace Schengen, ce qui implique une libre circulation des citoyens à travers les pays européens sans contrôle aux frontières.  Le programme de recherche « Horizon 2020 » et le programme Erasmus+ sont directement liés à la libre circulation des personnes au sein de l’Europe dont bénéficient les citoyens européens et qui constitue l’un des piliers de l’Union. Dès lors, le refus de la Suisse de signer l’accord bilatéral étendant le libre accès au marché du travail suisse, aux ressortissants de la Croatie – qui  a rejoint l’UE en juillet dernier – a poussé l’Union européenne à bloquer les subventions de recherche octroyées dans le cadre du programme de l’Union « Horizon 2020 » et a suspendu la participation de la Suisse au programme Erasmus+.

La Commission européenne est désormais dans l’expectative des prochaines actions de la Suisse qui a exprimé sa volonté de négocier avec l’UE.

Le Président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, a affirmé qu’il était conscient des intentions de la Suisse mais a rappelé que la libre circulation des personnes n’était pas un concept « négociable ».

La Suisse risque de perdre des financements considérables pour son budget de l’éducation si le pays venait à exécuter ces mesures restrictives à l’encontre des migrants.