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Cameroun: les droits syndicaux des enseignants doivent être respectés

Publié 29 juillet 2014 Mis à jour 30 juillet 2014

Les syndicats d’enseignants du Cameroun ont informé l’IE, en les condamnant, des sanctions prises par les autorités publiques menaçant l’exercice du syndicalisme.

Démantèlement de bases syndicales

« Ce jeudi 17 juillet, les premières sanctions sont tombées », a expliqué Roger Kaffo Fokou, Porte-parole des syndicats dans les négociations avec le Gouvernement et Secrétaire général du Syndicat national autonome de l'enseignement secondaire (SNAES) affilié à l’IE. « Les premières bases fortes syndicales que nous avons péniblement mises en place après les démantèlements systématiques des années 90 et 2000 viennent d'être également démantelées. »

Nos bases sont démantelées plus vite que nous n'avons les moyens de les mettre en place, et à cette allure-là, il n'y aura bientôt plus de syndicalisme au Cameroun, et l'appui financier et technique que Lärarförbundet nous donne, quel que soit son montant, ne servira à rien si c'est pour bâtir quelque chose que le Gouvernement camerounais démolit au fur et à mesure, a –t-il aussi déploré.

Il a continué en soulignant : « C'est une situation assez grave et qui mérite une réaction forte et sans délai. Pour montrer sa détermination, le Ministère des enseignements secondaires a décidé même de financer les seuls syndicats qui, contrairement aux dispositions de la Convention 87 ratifiée par le Cameroun, ont obtenu un agrément du Gouvernement. »

Il a enfin appelé à une action forte, à la fois de l'IE et du syndicat suédois Lärarförbundet, si possible auprès de l'UE, du Chef de l'Etat camerounais. Selon lui, elle  seule peut permettre à un syndicalisme vrai, et non de façade, de survivre au Cameroun.

Solidarité enseignante internationale

« Nous assurons nos collègues camerounais du soutien plein et entier de la communauté internationale enseignante », a indiqué Fred van Leeuwen, Secrétaire général de l’IE. « Nous demandons urgemment au Gouvernement d’empêcher toute répression orchestrée à l’encontre d’enseignantes et enseignants camerounais, et de garantir le respect de leurs droits humains et syndicaux. »