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Royaume-Uni: Les syndicats d’enseignants s’unissent en faveur d’une hausse des salaires

Publié 9 janvier 2017 Mis à jour 12 janvier 2017

Six syndicats de l’enseignement britanniques ont présenté conjointement à l’organe de révision national une requête appelant une hausse « significative » des salaires des enseignant(e)s, soumis à un gel ou un plafonnement depuis 2011.

Les syndicats affiliés à l’Internationale de l’Education (IE), à savoir l’ Association of Teachers and Lecturers et le National Union of Teachers, se sont joints à l’ Association of School and College Leaders, à la National Association of Head Teachers, Voice et à l’ Undeb Cenedlaethol Athrawon Cymru au Pays de Galles pour présenter leur requête commune au School Teachers’ Review Body(STRB), l’organe national chargé de revoir la situation des enseignant(e)s, appelant à « une hausse significative des salaires » au profit des enseignant(e)s afin de remédier à une « crise » concernant leur recrutement et leur maintien en poste.

Dans la déclaration commune, les syndicats soulignent que « nous ne recrutons pas suffisamment et trop d’enseignantes et enseignants quittent la profession, accablés par un climat constant de surmenage, de stress et de pression ».

Ils estiment que cette crise du recrutement et du maintien en poste est liée à la baisse des salaires. Les salaires des enseignant(e)s et des directeurs/trices d’établissement ont en effet été compressés de 11,5 % en termes réels entre 2010 et 2016, « résultante de six années de gel salarial et de plafonnement », selon leurs témoignages.

Des problèmes occultés

Affirmant que cet état de fait a rendu la profession moins attrayante pour les nouveaux venus potentiels, ils soulignent que la Secrétaire à l’éducation Justine Greening « n’a pas su reconnaître » ces problèmes dans la requête soumise au STRB, aux termes de laquelle toute augmentation de la rémunération des enseignant(e)s devrait globalement rester plafonnée à 1 %.

Les six syndicats font valoir qu’une « hausse significative des salaires » est à présent « impérative » pour répondre à la demande actuelle en enseignant(e)s ainsi qu’à la croissance du nombre d’étudiant(e)s attendue d’ici 2025 (+ 750 000 élèves).

L’augmentation du coût de la vie

Ils sont cependant « totalement opposés » au versement de primes basées uniquement sur la performance, faisant valoir que tous les enseignant(e)s devraient bénéficier d’une augmentation en fonction du coût de la vie de manière à ce que les salaires puissent progresser parallèlement à l’inflation.

Les augmentations salariales prévues pour septembre 2017 devront par ailleurs être « intégralement subventionnées » afin que les écoles n’aient pas à en supporter le coût en puisant dans leurs budgets déjà limités, ont ajouté les syndicats.

Le STRB publiera ses recommandations plus tard cette année, sans que le gouvernement soit pour autant tenu de les accepter.