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Les syndicats allemands et autrichiens réclament davantage de personnels de soutien à l’éducation spécialisés dans la santé

Publié 2021-03-16 Mis à jour 2021-03-17

Alors que la crise de la COVID-19 fait toujours rage, le Gewerkschaft Öffentlicher Dienst (GÖD) autrichien et le Verband Bildung und Erziehung (VBE) allemand ont souligné qu’un nombre croissant d’enfants souffrant de maladies chroniques sont scolarisés. Les syndicats exhortent leurs autorités publiques respectives à recruter davantage de professionnel·le·s de la santé et à les déployer dans les établissements d’enseignement de leurs pays respectifs.

GÖD : un soutien nécessaire pour les enseignant·e·s

« Nous constatons un nombre de plus en plus élevé d’enfants souffrant de maladies chroniques dans les écoles », a souligné le président fédéral du GÖD, Paul Kimberger.

Cette situation résulte « d’une part, du fait que de plus en plus d’enfants souffrent ou vont souffrir de maladies chroniques globalement et, d’autre part, que de plus en plus d’enfants souffrant de déficiences physiques fréquentent des écoles d’enseignement général en raison de l’inclusion croissante ».

Toutefois, les enfants présentant des problèmes de santé ne sont pas assurés de bénéficier de soins médicaux adéquats sur place.

En outre, il a indiqué que les enseignant·e·s qui apportent leur aide à la prise de médicaments se trouvent parfois « dans de dangereuses zones grises ». Les enseignant·e·s assument des tâches qui ne correspondent pas à des responsabilités pédagogiques de base, tout en étant soumis·e·s à des demandes de plus en plus fortes, a ajouté M. Kimberger.

« C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de toute urgence de personnel médical qualifié dans les écoles », a-t-il conclu.

VBE : absence persistante de mesures politiques

Dans la déclaration commune, le président fédéral du VBE, Udo Beckmann, a souscrit à la position de son homologue autrichien. Il a souligné qu’il existe d’autres options de soutien : « Les professionnels de la santé à l’école peuvent également être appelés à apporter leur aide dans des cas graves et à arranger rapidement les choses, si nécessaire. En outre, ils seraient des partenaires idéaux sur place, en particulier en période de pandémie ; en effet, la réalisation des tests rapides, la prise de température ou le travail de prévention sont des tâches qui pourraient être exécutées par des professionnels de la santé à l’école. »

Beckmann a néanmoins insisté sur le fait que le monde politique allemand n’a pas pris de mesure en la matière, bien que le VBE ait fait campagne à ce sujet pendant les quatre dernières années.

Des projets pilotes couronnés de succès ont montré l’impact positif du soutien sur la santé 

Beckmann a ajouté qu’il « serait important pour des infrastructures scolaires durables de mettre en œuvre, à l’échelle du pays, en Allemagne et en Autriche, les projets pilotes couronnés de succès de Brandebourg et de Hesse ».

Ces projets pilotes ont mis en évidence une amélioration de la santé mentale et physique des personnes concernées, un niveau accru de connaissances en matière de santé au sein de la communauté scolaire et des membres de la famille et une meilleure mise en relation avec les établissements médicaux.

En outre, les responsabilités en matière de problèmes de santé ont été partagées dans les écoles, les enseignant·e·s ayant été soulagé·e·s de responsabilités supplémentaires, ce qui a eu un effet positif sur leur santé personnelle.

La déclaration commune du GÖD et du VBE, qui souligne les effets positifs des spécialistes de la santé sur l’ensemble de la communauté scolaire, est disponible (en allemand) ici.