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Journée internationale de la fille 2019: les éducateur·rice·s saluent la force des filles

Le mouvement syndical mondial de l’éducation applaudit le militantisme et le leadership des filles dans le monde. Les éducateur·rice·s s'engagent à continuer d'œuvrer pour l'autonomisation des filles en promouvant le droit inaliénable de toutes les filles à une éducation gratuite et de qualité, et en s'efforçant de mettre fin à laviolence basée sur le genre en milieu scolaire. Lisez la déclaration de David Edwards à l’occasion de la Journée internationale de la fille.

 

En cette Journée internationale de la fille, le mouvement syndical de l’éducation salue le courage, l’activisme et le leadership de toutes les filles qui œuvrent sans relâche pour un monde juste, équitable et durable

2019 restera certainement dans l’histoire comme l’année où le pouvoir des filles (le « Girl power ») aura eu des retombées tout autour du globe.

Les filles: une force libre et inarrêtable, qui est le thème retenu à l’occasion de la Journée internationale de la fille 2019, renvoie directement à l’impact que les filles peuvent avoir sur leurs communautés et sur le monde, si toutefois on leur laisse la liberté et la capacité d’exploiter leur potentiel. Rares sont les personnes qui n’auront pas entendu parler de la mobilisation massive des jeunes (et des moins jeunes) le mois dernier aux quatre coins du globe afin de pousser les gouvernements à agir face aux enjeux actuels de justice climatique. Une mobilisation qui a rapidement pris de l’ampleur lorsque la « grève scolaire pour le climat », initiée en solitaire par l’adolescente suédoise Greta Thunberg, est devenue un phénomène mondial.

Aujourd’hui, d’autres adolescentes lui ont emboîté le pas: Anuna De Wever (Belgique), Madison Pearl Edwards (Belize), Tokota Iron Eyes (Etats-Unis), Helena Gualinga (Equateur), Leah Namugerwa (Ouganda), Ridhima Pandey (Inde), Autumn Peltier (Canada) et Marinel Ubaldo (Philippines) sont également des militantes de premier plan qui plaident pour la justice climatique dans leurs communautés respectives.

En tant qu’éducateur·trice·s, nous saluons le courage et les capacités de ces adolescentes et de bien d’autres jeunes filles et jeunes femmes qui osent sauter le pas et lever la voix pour dire : « Assez ! Nous devons et nous allons faire bouger les choses… »

Nous soutenons leurs efforts à travers nos propres actions visant à offrir une éducation de qualité pour toutes et tous; nous exigerons des gouvernements qu'ils rendent compte de la promesse faite dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030: ne laisser personne de côté.

Nous allons poursuivre notre travail pour maintenir les écoles à l’abri de la violence liée au genre en milieu scolaire, qui empêche des millions de filles d’exercer leur droit à l’éducation, dans de trop nombreuses régions du monde.

Les faits montrent que l’éducation des filles a des retombées positives considérables pour leurs familles, pour leurs communautés et pour la société en général.

Mais ce n’est pas uniquement pour cela que nous continuerons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garantir que toutes les filles, partout dans le monde, puissent accéder à et suivre avec succès un cycle complet d’enseignement public gratuit et de qualité.

Nous agissons ainsi parce que le droit à l’éducation est un droit inaliénable et parce qu’il nous incombe à nous, en tant qu’éducateur·trice·s, de défendre le droit de toute fille à l’éducation, aujourd’hui et chaque jour de notre vie.

 

David Edwards

Secrétaire général de l'IE