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Les enseignant(e)s norvégien(ne)s braquent les projecteurs sur le financement de l’avenir de l’éducation

Publié 29 avril 2016 Mis à jour 3 mai 2016

Dans le cadre de la Semaine mondiale d’action, un événement organisé par l'Union of Education Norway s’est intéressé au thème de cette année du financement de l’éducation, et s’est penché sur les questions de la commercialisation, du financement basé sur les résultats et de l’évasion fiscale.

Sous le slogan de la Semaine mondiale d’action « Investir pour l’avenir: les droits à l’éducation maintenant », l'Union of Education Norway(UEN) a organisé un séminaire à Oslo, dans le cadre de la Campagne mondiale pour l’éducation (CME), afin d’analyser les enjeux du financement de l’éducation.

« Nous craignons que les gouvernements ne disposent pas des outils dont ils ont besoin pour réglementer le secteur de l’éducation, et que l’offre de services d’éducation à but lucratif plus spécifiquement porte atteinte au droit des enfants à une éducation de qualité et inclusive », a déclaré le Vice-président de l’UEN, Terje Skyvulstad, dans son allocution d’ouverture.

Lors de ce séminaire, différent(e)s intervenant(e)s, tels que Kristin Clemet, Directrice du groupe de réflexion libéral Civita et membre de la Commission internationale sur le financement de l’éducation mondiale, Olav Seim, Directeur des politiques de l’éducation du ministère norvégien des Affaires étrangères, et Haldis Holst, de l’Internationale de l’Education, ont participé à une table ronde, qui s’est concentrée sur trois domaines principaux.

Malgré le profond engagement de chacun en faveur d’une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tou(te)s, certaines divergences d’opinions sont apparues au regard du rôle des acteurs à but lucratif dans le secteur de l’éducation.

Partageant l’avis d’autres participants, Holst s’est déclarée déçue par le ministère norvégien des Affaires étrangères, qui refuse de prendre ouvertement position contre le recours aux écoles privées à bas prix, afin d’offrir une éducation gratuite, équitable et de qualité pour tou(te)s. Les frais de scolarité vont à l’encontre d’une éducation gratuite.

« Afin de rendre l’éducation gratuite et accessible à toutes et tous, nos gouvernements doivent investir dans le renforcement de l’enseignement public, plutôt que de demander aux plus démunis de payer pour avoir la chance d’aller à l’école », a déclaré Haldis Holst.

Malgré le consensus général quant au défi posé par le financement basé sur les résultats dans le secteur de l’éducation, il a été convenu qu’« en cas d’utilisation d’indicateurs de résultats, il est important que ces derniers couvrent tous les aspects et soient pertinents par rapport au pays où ils sont utilisés. Le financement représente une incitation forte », a-t-elle conclu.