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(Photo credit: © Marco Di Gianvito/ZUMA Press Wire)
(Photo credit: © Marco Di Gianvito/ZUMA Press Wire)

Cuba : l’Internationale de l’Éducation demande la fin du blocus sur les carburants et des menaces militaires des États-Unis contre l’île

Publié 27 avril 2026 Mis à jour 3 mai 2026

Face à l’aggravation de la crise humanitaire à Cuba et à la menace d’une nouvelle agression militaire et économique des États-Unis dans l’hémisphère, l’Internationale de l’Éducation a appelé Washington à lever le blocus sur les carburants et à s’engager à « résoudre les différends par la voie du dialogue et de la diplomatie ».

Lors de sa 72e réunion, tenue du 21 au 23 avril 2026, le Bureau exécutif de l’Internationale de l’Éducation (IE) a adopté une résolution sur la crise humanitaire à Cuba dans laquelle il réaffirme que « le recours à la force militaire ou à la coercition économique pour imposer un changement politique constitue une violation du droit international et des principes fondamentaux de la souveraineté et de l’autodétermination. Les différends entre les gouvernements doivent être résolus par le biais d’un dialogue pacifique et de la diplomatie, et non par la force armée ou un siège économique. » Soulignant son « engagement en faveur des droits humains et syndicaux des travailleur·euse·s et des peuples partout dans le monde, y compris à Cuba », le Bureau exécutif a également appelé « le gouvernement cubain à respecter les droits humains et les droits des travailleur·euse·s fondamentaux, à libérer tou·te·s les prisonnier·ère·s politiques et à permettre la tenue d’élections libres et équitables afin que le peuple cubain puisse choisir démocratiquement qui le gouverne, conformément à son droit souverain ».

Il a en outre condamné « le blocus sur les carburants imposé à Cuba par l’administration Trump comme une violation du droit international, une menace pour la stabilité de l’hémisphère et une catastrophe humanitaire qui cause d’immenses souffrances quotidiennes au peuple cubain, notamment aux éducateur·trice·s, aux travailleur·euse·s de la santé et à leurs familles ».

Les dirigeant·e·s de l’IE ont également réaffirmé leur opposition à « toute menace ou tout recours à la force militaire contre Cuba. Les différends entre les gouvernements des États-Unis et de Cuba doivent être résolus pacifiquement, sans recours à la force armée et en conformité avec le droit international et les principes de la souveraineté nationale. »

Par conséquent, le Bureau exécutif appelle :

  • Le gouvernement des États-Unis à lever immédiatement le blocus sur les carburants imposé à Cuba, à mettre fin à toutes les menaces d’intervention militaire et à s’engager à résoudre les différends par la voie du dialogue et de la diplomatie.
  • Le gouvernement cubain à respecter les droits humains et les droits des travailleur·euse·s de l’ensemble de la population cubaine, à libérer tou·te·s les prisonnier·ère·s politiques et à permettre la tenue d’élections libres et équitables afin que le peuple cubain puisse décider de son propre avenir.
  • La communauté internationale et les organismes multilatéraux, notamment l’Organisation des États américains (OEA) et les Nations Unies, à prendre d’urgence des mesures pour remédier à la crise humanitaire à Cuba, à faire respecter le droit international et à œuvrer en faveur d’une résolution pacifique.

Les organisations membres de l’IE, en solidarité avec le peuple cubain, s’engagent à « plaider dans leur contexte national pour la fin du blocus et à soutenir une résolution pacifique et diplomatique de cette crise ».

Le mouvement syndical international de l’éducation est uni « la conviction commune que le peuple cubain ne doit pas souffrir des différends politiques de leurs gouvernements ».

Le texte intégral de la résolution est disponible ici.