Zimbabwe: les principaux syndicats de l’éducation s’engagent dans une action commune pour défendre les conditions de travail des enseignant·e·s

Pour la toute première fois, les deux plus grands syndicats d’enseignants du Zimbabwe se sont réunis pour défendre la profession enseignante et appeler à une grève des enseignant·e·s pour obtenir du gouvernement une augmentation de salaire.

 

Dans une déclaration commune signée et datée du 31 janvier, le Secrétaire général du Progressive Teachers' Union of Zimbabwe (PTUZ), Raymond Majongwe, et le Secrétaire général de la Zimbabwe Teachers' Association (ZIMTA), Tapson Nganunu Sibanda, ont appelé à une action syndicale.

Ils déplorent l’absence de toute possibilité réelle d’engager un dialogue avec les autorités publiques pour résoudre les problèmes soulevés par les membres de leurs syndicats, notamment l’érosion du pouvoir d’achat et l’augmentation des prix des produits et services de base.

Ils regrettent aussi profondément que le gouvernement n’offre qu’« un maigre ajustement salarial » et n’augmente guère les indemnités, ce qu’ils comparent à « une gifle sur le visage de nos membres, car cela ne leur permet pas de relever les défis économiques auxquels ils sont confrontés ».

Constatant que « le conflit du travail s’est aggravé sans aucune solution définitive », ainsi que « la nécessité de restaurer la dignité des enseignants et de leur permettre de se prendre en charge dans tous les aspects de leur vie en obtenant des salaires décents et au-dessus du seuil de pauvreté », les dirigeants syndicaux ont appelé leurs membres à exercer leur droit de grève et à ne plus se présenter au travail à partir du 5 février.