Les personnels de soutien à l’éducation dans l’enseignement public au Mexique
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Le Mexique est l’un des vingt-sept pays d’Amérique du Nord et des Caraïbes où l’Internationale de l’Éducation compte des organisations affiliées. Avec un effectif total de 1,6 million de membres actifs et 1 million de retraités, le Syndicat national des travailleuses et travailleurs de l’éducation du Mexique (Sindicato Nacional de Trabajadores de la Educación, SNTE) est l’un des plus grands syndicats unitaires au monde. Parmi ses membres actifs, 285.000 appartiennent aux personnels de soutien à l’éducation (PSE), 250.000 travaillent dans l’enseignement primaire et secondaire inférieur et 35.000 dans le secondaire supérieur et l’enseignement supérieur.
Au Mexique, les personnels de soutien à l’éducation comprennent le personnel administratif, le personnel chargé de l’intendance, le personnel technique et les services spécialisés qui soutiennent le travail des enseignants et enseignantes dans les écoles publiques. Ils incluent les secrétaires, les bibliothécaires, les travailleurs sociaux et travailleuses sociales, les psychologues, ainsi que le personnel de sécurité et d’entretien.
À l’instar de nombreux autres pays, le secteur des personnels de soutien à l’éducation au Mexique a longtemps été négligé. Cette situation s’est néanmoins inversée au cours de ces sept dernières années dans notre pays, et il s’agit désormais d’une question de justice élémentaire. En effet, dans les établissements scolaires, les missions de ces personnels sont aujourd’hui devenues indispensables à la création d’un climat de bonne entente et se sont multipliées pour répondre à la diversité des élèves, prévenir la violence et le harcèlement, et garantir la sécurité.
La défense des droits des travailleurs et travailleuses, la protection des prestations sociales, l’amélioration des perspectives économiques et la justice de genre pour les personnels de soutien à l’éducation, autant d’initiatives menées par notre secrétaire général M. Alfonso Cepeda Salas, ont constitué des priorités pour notre organisation syndicale et ont permis d’obtenir des augmentations salariales très significatives. Depuis 2018, les salaires des PSE ont augmenté de 95,72 % dans l’enseignement primaire et secondaire inférieur et de 75,72 % dans le secondaire supérieur et l’enseignement supérieur.
La défense des droits du travail prenant en compte la perspective de genre mérite une attention particulière pour notre organisation syndicale ; il ne saurait en être autrement, sachant qu’à l’heure actuelle, les femmes représentent 65 % des personnels de soutien à l’éducation. De fait, la question du genre figure à l’ordre du jour permanent de notre syndicat.
Afin de répondre aux revendications des effectifs féminins des PSE, une table ronde permanente de dialogue et de négociation a été mise en place entre le SNTE, le ministère de l’Éducation publique (Secretaría de Educación Pública, SEP) et l’Institut de sécurité et de services sociaux des travailleurs et travailleuses de l’État (Instituto de Seguridad y Servicios Sociales de los Trabajadores del Estado, ISSSTE) afin de discuter les questions liées au genre.

Sur la base du cahier de revendications annuel national de 2025 élaboré à l’issue d’une consultation menée auprès de plus d’un million de membres en vue des négociations avec les autorités sur les demandes des travailleurs et travailleuses des PSE, les enjeux suivants figurent au premier plan :
- revalorisation salariale ;
- amélioration des conditions de travail ;
- droit à un système de développement professionnel en cours de carrière, permettant de se former selon la fonction exercée et de bénéficier d’avantages financiers ;
- congés de maternité et d’allaitement ;
- bourses pour les enfants des PSE ;
- permis pour le transfert des enfants en âge scolaire vers leurs établissements éducatifs ;
- campagnes axées sur la perspective de genre et la promotion des droits des femmes.
La participation des femmes et le respect envers celles-ci constituent des enjeux permanents au sein du SNTE. S’agissant de la composition des 56 comités exécutifs des sections qui forment la structure de notre syndicat, nous nous sommes fixé un objectif de 50-50 ; en d’autres termes, 50 % des membres doivent être des femmes. Cet objectif est d’ores et déjà atteint au sein du Comité exécutif national ainsi que dans plusieurs sections syndicales, et nous nous efforçons de l’atteindre dans tout le pays.
Voilà en essence le combat mené par le Syndicat national des travailleuses et travailleurs de l’éducation du Mexique en faveur de l’égalité de genre.
Le contenu et les avis exprimés dans ce blog sont ceux de son auteur et ne reflètent pas nécessairement la position officielle de l’Internationale de l’Education.