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Une victoire historique pour les travailleuses et travailleurs — et pour les syndicats de l’éducation du monde entier

Publié 21 mai 2026 Mis à jour 21 mai 2026

Aujourd’hui marque une victoire historique pour les travailleuses et travailleurs partout dans le monde — et pour les syndicats de l’éducation à l’échelle mondiale. La confirmation que le droit de grève est protégé par la Convention n° 87 de l’OIT confirme ce que les syndicats de l’éducation et l’Internationale de l’Éducation défendent de longue date : la liberté syndicale n’a pas de sens sans la capacité d’agir collectivement, sans le droit de grève.

L’Internationale de l’Éducation a été à l’avant-garde des efforts visant à défendre et à faire progresser le droit de grève. Des salles de classe aux capitales nationales jusqu’à l’OIT elle-même, les syndicats de l’éducation ont constamment démontré que la capacité de mener des actions collectives est essentielle pour protéger un enseignement public de qualité, de bonnes conditions de travail et la dignité de la profession.

Cette décision valide non seulement des arguments juridiques — mais aussi les luttes quotidiennes des personnels de l’éducation qui s’organisent, se mobilisent et, lorsque c’est nécessaire, font grève pour défendre leurs élèves, leur profession et leurs communautés.

À un moment où les personnels de l’éducation font face à :

  • un sous-financement chronique,
  • une privatisation croissante,
  • des conditions de travail éprouvantes, et
  • des attaques de plus en plus fortes contre les droits syndicaux,

cette décision renforce notre capacité et notre résolution collective à résister et à construire des systèmes d’enseignement publics équitables, inclusifs et pleinement financés.

L’Internationale de l’Éducation et ses organisations membres saluent cette décision qui réaffirme le système de contrôle de l’OIT et le multilatéralisme, et envoie un signal fort : la voix des travailleuses et travailleurs ne peut être réduite au silence.

À présent, la responsabilité incombe aux gouvernements.

Nous appelons tous les États membres de l’OIT à :

  • Respecter pleinement et mettre en œuvre cette décision,
  • Lever les restrictions injustifiées au droit de grève, et
  • Engager un dialogue social réel, de bonne foi, avec les syndicats de l’éducation.

Pour l’Internationale de l’Éducation et ses membres, le droit de grève n’est pas seulement un principe : c’est un outil pour défendre l’enseignement public et la justice sociale partout dans le monde.