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Image credit: Geovana Albuquerque/CNTE
Image credit: Geovana Albuquerque/CNTE

Mener le changement : pleins feux sur le leadership des femmes à l’occasion de la 5e Conférence mondiale des femmes de l’IE

Publié 15 septembre 2026 Mis à jour 15 septembre 2026

Alors que les femmes constituent la majeure partie du personnel éducatif et des membres des syndicats de l’éducation, elles restent sous-représentées au niveau des instances décisionnelles et des directions des établissements scolaires et des syndicats du secteur. La 5e Conférence mondiale des femmes de l’IE, qui se tient au Brésil, réunit des femmes syndicalistes de l’éducation du monde entier dans l’objectif de renforcer le leadership des femmes au sein des syndicats, de l’éducation et de la société.

Dans son discours d’ouverture, la Vice-présidente de l’IE Marième Sakho Dansokho a souligné les défis à relever et a lancé un vigoureux appel à l’action : « Mes chères camarades, les femmes éduquent le monde et sont au cœur du mouvement syndical mondial de l’éducation. Nous représentons la majorité des personnels de l’éducation et, dans la plupart des syndicats du secteur, nous sommes plus nombreuses que nos collègues masculins. Pourtant, cette réalité ne se reflète encore que trop rarement dans les instances de décision et les fonctions de direction, que ce soit dans nos écoles ou dans nos syndicats. Nous sommes réunies ici pour que cela change. »

La Vice-présidente de l’IE a également souligné que les défis auxquels les femmes sont confrontées dans le domaine de l’éducation ne sont pas des « questions qui touchent uniquement les femmes ». Au contraire, « l’égalité des genres est une question fondamentale de justice et elle concerne l'ensemble de l'Internationale de l'Éducation. »

Mugwena Maluleke, Président de l’Internationale de l’Éducation, a exprimé l’engagement de l’organisation à soutenir le leadership des femmes : « Ensemble, nous veillerons à ce que toute femme travaillant dans le domaine de l’éducation ait accès au soutien, aux opportunités et aux ressources dont elle a besoin pour diriger et réussir. Dans nos écoles, collèges et universités, ensemble, nous veillerons à ce que toute femme membre de nos syndicats trouve des structures solides et inclusives qui lui permettent de développer son potentiel et d’amplifier sa voix, qui reconnaissent son expertise et respectent son leadership. Ensemble, nous veillerons à ce que l’accession de ces femmes au leadership ne se heurte à aucune barrière, mais soit favorisée par la solidarité. »

Leadership féministe

Dans son discours liminaire, Aruna Rao, leader d’opinion et fondatrice de Gender at Work, a remis en question les notions dépassées en matière de leadership et présenté aux participantes à la conférence une autre façon de penser le leadership et de pratiquer les valeurs féministes dans l’éducation et dans les syndicats.

Tout au long de la journée, le thème du leadership féministe a nourri les débats de la conférence. Lors de séances en petits groupes dédiées, les participantes se sont attachées à reconsidérer le pouvoir et le leadership sous un prisme féministe et à identifier des moyens de promouvoir le leadership des femmes dans les syndicats et dans les établissements d’enseignement.

Étant donné la place essentielle du développement des compétences dans la promotion du leadership des femmes, plusieurs sessions de renforcement des capacités sur la négociation, le renforcement de la voix publique des femmes et la construction d’une culture féministe au sein de leurs organisations ont été proposées.

Plan d’action de l’IE pour l’égalité des genres

Le Plan d’action 2026-2029 pour l’égalité des genres de l’Internationale de l’Éducation a été lancé lors d’une session plénière dynamique.

Cassandra Hallett, Secrétaire générale adjointe de l’IE, a fait observer que « dans un monde meilleur, ce Plan d’action pour l’égalité des genres n’aurait pas lieu d’être car l’égalité entre les genres est une question de justice fondamentale qui aurait dû être concrétisée il y a longtemps ». Malgré les revers, des progrès significatifs ont pu être réalisés, essentiellement grâce à l’importante contribution de générations de femmes dans l’éducation et dans les syndicats. « L’héritage sur lequel nous nous appuyons aujourd’hui est celui d’une volonté inébranlable, d’une solidarité intense et d’un profond sens de la justice, » a souligné Hallett.

Mettant en garde contre la flambée des attaques visant les droits fondamentaux et les libertés des femmes aux quatre coins du monde, Cassandra Hallett a indiqué sans détour : « Il n’est pas question de baisser les bras, l’IE redouble de combativité. »

Le nouveau Plan d’action de l’IE pour l’égalité des genres décrit le travail que devra accomplir l’organisation afin de faire progresser la justice de genre au cours des trois prochaines années, jusqu’au prochain Congrès mondial de l’IE en 2029.

Le Plan d’action reflète la structure du Plan stratégique de l’Internationale de l’Éducation avec ses cinq principaux piliers que sont la profession, l’éducation publique, les personnes, la planète, ainsi que le renforcement du pouvoir collectif afin de tous les défendre. Le Plan d’action pour l’égalité des genres aborde chacun de ces piliers sous l’angle du genre et contribue à garantir que la justice de genre soit au premier plan de chaque action entreprise par l’IE.

De cette façon, l’égalité des genres devient partie intégrante de chaque axe de travail de l’Internationale de l’Éducation.