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Displaced Palestinian students receive their education inside temporary tents erected near a school destroyed by an Israeli airstrike, in the Nuseirat camp in the Gaza Strip on 31 March 2026 (Photo credit: © Hassan Al-Jedi/APA Images via ZUMA Press Wire).
Displaced Palestinian students receive their education inside temporary tents erected near a school destroyed by an Israeli airstrike, in the Nuseirat camp in the Gaza Strip on 31 March 2026 (Photo credit: © Hassan Al-Jedi/APA Images via ZUMA Press Wire).

L’Internationale de l’Éducation demande un cessez-le-feu immédiat et durable et la protection de l’éducation au Moyen-Orient

Publié 27 avril 2026 Mis à jour 3 mai 2026

Face à la guerre qui sévit au Moyen-Orient et qui continue de détruire des vies, des communautés et des systèmes éducatifs, l’Internationale de l’Éducation (IE) appelle à un cessez-le-feu immédiat et durable, à une désescalade complète des hostilités et à la protection des étudiant·e·s, des enseignant·e·s et des travailleur·euse·s du secteur de l’éducation dans toute la région.

Considérant que la guerre en cours au Moyen-Orient continue de causer des pertes inacceptables en vies civiles, un traumatisme généralisé, des déplacements forcés et la destruction d’infrastructures civiles essentielles, le Bureau exécutif de l’Internationale de l’Éducation a publié une résolution urgente lors de sa réunion du 23 avril 2026.

La résolution adoptée à l’unanimité lors de sa 72e réunion, stipule que « tout cessez-le-feu doit être exhaustif et conduire à une désescalade complète », et souligne » avec une vive inquiétude qu’il doit inclure explicitement le Liban, où les attaques militaires continues d’Israël liées à l’escalade régionale ont déjà eu de graves conséquences sur le plan humain, social et des infrastructures ;».

Alors que la guerre continue de faire rage, des écoles, des universités et d’autres établissements d’enseignement public ont été endommagés, détruits ou rendus inaccessibles, privant des millions d’enfants et de jeunes de leur droit fondamental à l’éducation. Les enseignant·e·s et les personnels de soutien à l’éducation figurent parmi les personnes les plus gravement touchées, se voyant confronté·e·s à la violence, aux intimidations, à l’insécurité, au non-paiement ou à la perturbation des moyens de subsistance et à l’effondrement d’environnements d’apprentissage sûrs.

Appel au cessez-le-feu, à la protection et à l’accès humanitaire

La résolution exige également « le plein respect du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits humains, y compris la protection des populations civiles, l’interdiction des attaques contre les écoles et les universités et l’adhésion aux principes de distinction, de proportionnalité et de nécessité ».

Réaffirmant que les écoles, les universités et tous les établissements d’enseignement s constituent « des espaces civils protégés et ne doivent en aucun cas être pris pour cible », l’IE insiste sur « la protection des enseignant·e·s et des travailleur·euse·s de l’éducation contre la violence, la persécution, le harcèlement et l’intimidation, pour leur permettre de s’acquitter de leurs fonctions professionnelles en toute sécurité et dans la dignité ».

L’Internationale de l’Éducation appelle en outre « toutes les parties à garantir un accès humanitaire sûr, sans entrave et durable aux populations touchées, en accordant une attention particulière aux enfants, aux étudiant·e·s, aux enseignant·e·s et aux travailleur·euse·s de l’éducation ».

Par ailleurs, la résolution appelle à l’action « pour défendre le droit à l’éducation et les droits des enseignant·e·s et des travailleur·euse·s de l’éducation dans les situations de conflit et de crise » et à un soutien continu « aux luttes des syndicats de l’éducation contre l’autoritarisme et pour les droits démocratiques et syndicaux ».

Pour l’IE, le relèvement post-conflit doit comprendre : la remise en état et la reconstruction des infrastructures éducatives endommagées et détruites ; le soutien psychosocial aux élèves, aux enseignant·e·s et aux travailleur·euse·s de l’éducation affectés par des traumatismes ; la reconstruction de systèmes éducatifs publics forts, équitables, inclusifs et de qualité et la participation significative des enseignant·e·s et de leurs syndicats au relèvement et à la réforme de l’éducation.

Solidarité mondiale et pressions politiques

La fédération syndicale mondiale des syndicats de l’éducation appelle ses organisations membres à « intensifier le plaidoyer et les pressions politiques sur leurs gouvernements respectifs pour qu’ils soutiennent un cessez-le-feu, fassent respecter le droit humanitaire international et prennent des mesures concrètes pour mettre fin aux attaques contre les populations civiles et l’éducation ». Les affiliés sont aussi appelés à « plaider en faveur d’un financement accru et durable de l’éducation en situations d’urgence », de manière à garantir la continuité de l’apprentissage et la protection des systèmes éducatifs dans les contextes de crise.

L’IE continuera à mobiliser le plaidoyer, la solidarité et l’action internationale pour défendre le droit à l’éducation et les droits des enseignant·e·s et des travailleur·euse·s de l’éducation dans les situations de conflit et de crise.

Le texte intégral de la résolution est disponible ici.